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Relations Poly ok ou non?

Relations Poly ok ou non?

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Bonjour à toutes et tous,
J'espère que je ne serais pas hors sujet sur ce post.

Je n'ai actuellement pas vécu d'histoire polyamoureuse ou polysexuelle (je ne sais pas si on peut appeler ça comme ça), mais je me pose certaines questions sur ces relations.
J'ai dans mon entourage un couple libre qui semble tout à fait partagé l'idée que les relations poly sont possible et peuvent même être épanouissantes si on le souhaite.

Alors comment savoir si l'on est plus poly ou mono dans ses relations?
Quelles sont vos expériences?

Merci pour vos retours.

Polo57
Homme de 62 ans
Thionville
Bonjour

Nina82
Non binaire de 24 ans
Montauban

2 remerciements
Je pense que je suis adaptable ^^ Le polyamour ne me gène assurément pas ! Quant à la polysexualité ... je sais, ça dépendrais des personne :3

Et je pense que ça peut marcher, avec quelques concessions.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Nina82
Je pense que je suis adaptable ^^ Le polyamour ne me gène assurément pas ! Quant à la polysexualité ... je sais, ça dépendrais des personne :3

Et je pense que ça peut marcher, avec quelques concessions.


Tu penses à quoi quand tu parle de concession?

PASCAL49
Homme de 51 ans
Cholet
Je pense que le poly-amour n'est possible que dans les couples dits "libres". Après tout dépend de la conception que l'on se fait du couple... Pour ma part, le poly-amour ne me tente pas, c'est bien trop compliqué à vivre et ce n'est pas mon choix non plus. Quand je tiens à une personne je lui suis fidèle. Après c'est sûr, il y a plein de tentations autour de nous. Après si tout le monde est consentant... Moi je sais que ce n'est pas ma philosophie de vie, mais je respecte ce choix.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de PASCAL49
Je pense que le poly-amour n est possible que dans les couples dits libres . Après tout dépend de la conception que l on se fait du couple... Pour ma part, le poly-amour ne me tente pas, c est bien trop compliqué à vivre et ce n est pas mon choix non plus. Quand je tiens à une personne je lui suis fidèle. Après c est sûr, il y a plein de tentations autour de nous. Après si tout le monde est consentant... Moi je sais que ce n est pas ma philosophie de vie, mais je respecte ce choix.


Merci Pascal, mais je me questionne aussi sur la notion de fidélité, est ce que la fidélité ne serait pas le fait d'être tout simplement honnête envers son/ sa/ ses partenaire/s?

KrysFuller
Homme de 29 ans
Paris

2 remerciements
Si par poly-amour, on entend "trouple" (couple à trois) voir plus...je crois que ce n'est clairement pas.
Je pense que pour ce genre de relation, il faut de base, avoir une certaine confiance en soi, ce qui n'est pas forcément mon cas. Je crois que je me dirai toujours "il préfère l'autre à moi/il va se barrer avec l'autre" etc...
Donc clairement pas pour moi :)

Skyquiver
Homme de 30 ans
Près de Nice

9 remerciements
Comme dit précédemment dans un autre sujet, le problème réside bien souvent dans le déséquilibre d'une telle relation qui risque à terme de ne pas convenir à tous et d'en favoriser certain(e)s plus que d'autres, voire même un(e) seul(e).
Déjà qu'il est difficile de trouver quelqu'un de bien qui nous corresponde avec qui vivre une relation de couple épanouie...

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de KrysFuller
Si par poly-amour, on entend trouple (couple à trois) voir plus...je crois que ce n est clairement pas.
Je pense que pour ce genre de relation, il faut de base, avoir une certaine confiance en soi, ce qui n est pas forcément mon cas. Je crois que je me dirai toujours il préfère l autre à moi/il va se barrer avec l autre etc...
Donc clairement pas pour moi :)


Le polyamour n'est pas comme le trouple, la relation amoureuse s'établie entre personne 1 2 et 3 de la manière suivant : 1-2/ 2-3/ 1-3 . La relation polyamoureuse c'est plus : 1 personne peut aimer deux personnes mais les deux personnes ne sont pas obligées de s'aimer donc : 1 -2 / 1-3 et c'est tout.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Skyquiver
Comme dit précédemment dans un autre sujet, le problème réside bien souvent dans le déséquilibre d une telle relation qui risque à terme de ne pas convenir à tous et d en favoriser certain(e)s plus que d autres, voire même un(e) seul(e).
Déjà qu il est difficile de trouver quelqu un de bien qui nous corresponde avec qui vivre une relation de couple épanouie...


Justement cela peut aussi être le moyen d'avoir tout ce que l'on recherche sans le demander à une seule personne .

KrysFuller
Homme de 29 ans
Paris

2 remerciements
Citation de Alia9
Citation de KrysFuller
Si par poly-amour, on entend trouple (couple à trois) voir plus...je crois que ce n est clairement pas.
Je pense que pour ce genre de relation, il faut de base, avoir une certaine confiance en soi, ce qui n est pas forcément mon cas. Je crois que je me dirai toujours il préfère l autre à moi/il va se barrer avec l autre etc...
Donc clairement pas pour moi :)


Le polyamour n est pas comme le trouple, la relation amoureuse s établie entre personne 1 2 et 3 de la manière suivant : 1-2/ 2-3/ 1-3 . La relation polyamoureuse c est plus : 1 personne peut aimer deux personnes mais les deux personnes ne sont pas obligées de s aimer donc : 1 -2 / 1-3 et c est tout.



Ah bah c'est clairement pas pour moi.
Je pourrai (et encore) vivre en trouple...
Mais là...
Après si ça va à certains tant mieux

PASCAL49
Homme de 51 ans
Cholet
C'est exactement cela Alya9. Si chacun y trouve son équilibre et y est consentant, alors pourquoi pas... Along terme, je ne pense pas que cela puisse perdurer...

AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Je tenais à mentionner que les groupes Facebook à propos de la non-monogamie sont multiples et regorgent de personnes prêtent à témoigner. Pour administrer l'un d'entre eux, je ne peux que te conseiller d'y jeter un oeil.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je ne pense pas que l'histoire du 1 -2 / 1-3 puisse marcher. Au contraire, c'est potentiellement très malsain, et je peux même le démontrer mathématiquement ;)

Dans une relation, on donne et on reçoit, or on ne dispose pas d'une quantité d'amour et d'énergie illimités : la personne qui a plusieurs amants* leur donne forcément moins d'attention individuellement. Or, l'équilibre des relations est un critère du polyamour.

Et là j'aimerais soulever une mauvaise foi coupable dans ce genre de relation : ce n'est pas parce que le polyamoureux traite ses deux amants de la même façon que la relation est équilibrée.

On peut modéliser les relations entre des personnes avec un graph pondéré orenté comme ci-dessous. C'est pas compliqué à lire ou à calculer.



Ici, chaque noeud est une personne et chaque flèche une relation entre deux personnes, plus ou moins entretenue dans un sens et dans l'autre. à l'intérieur des noeuds j'écris le montant d'amour dont bénéficie un noeud.

Je suis parti du principe, erroné, que chaque individu est capable de donner autant d'amour : 100 points.
Je suis aussi parti du principe erroné que le polyamoureux donne autant d'amour à ses deux amants.

On voit très clairement que dans une relation même idéalisée comme celle là, il n'y a que le trouple qui permet à chacun de s'y retrouver. Dans l'autre cas, le polyamoureux vampirise littéralement ses amants, dans le sens où leur relation est moins optimale qu'une relation mono-amour avec quelqu'un d'autre, dans le sens où chaque relation est déséquilibrée (avec une partie qui donne plus que l'autre) deux à deux, et dans le sens où le polyamoureux y trouve plus son compte que les autres globalement.

En toute objectivité, cette relation est néfaste à deux personnes sur 3 : c'est un mauvais ménage. Par principe.

Maintenant, je veux bien reconnaître les limites de ce schéma : les amants peuvent ne pas être investis autant dans leurs relations et ne pas avoir besoin d'autant d'attention. Peut-être que, en imaginant des pondérations qui ne sont pas 50/50 ou 100% on peut arriver à équilibrer le schéma, mais j'aimerais rappeler qu'ici on parle de poly- amour : un amant sous-investi, dans une relation amoureuse, est-ce que c'est vraiment un amant amoureux ? Aussi, ne pensez pas qu'ajouter des amants va simplifier les choses : au bout du compte il y aura toujours quelqu'un de lésé.

Pour finir, j'aimerais soulever une autre mauvaise foi du polyamour : on parle d'amour là. C'est déjà compliqué de trouver une personne qu'on aime d'une façon romantique. Est-ce qu'on aime vraiment ses deux amants quand on se dit polyamoureux et qu'on cherche à avoir deux amants pour se sentir "complet", pour ne pas "tout exiger" de quelqu'un ? L'amour, on peut le chercher, mais il ne dépend pas de notre envie d'avoir un amant, il dépend de la personne qu'on aime. Aussi, Si je veux parler jeux vidéos, je peux me trouver des potes qui jouent aux jeux vidéos, pas besoin d'exiger ça de ma partenaire, et pas besoin de tomber amoureux de la personne avec qui je vais partager cette passion. Il n'y a pas que l'amour.

Moi je vois ça comme une exploitation des l'autre qui, dans mon expérience (que vous imaginez négative, aussi vous m'excuserez si je prends parti très franchement ici) est associée à du chantage affectif : les amants sont tenus captifs dans une relation qui n'est pas bonne pour eux, par amour, et par la complainte du "mais pourquoi, au nom du ciel, n'a-t-on pas le droit d'aimer deux personnes en ce monde?" (avec pleurnicheries et tout ce qu'on veut). Et puis il y a cette injustice de dire "mais toi aussi tu peux prendre d'autres amants". Oui, peut-être, mais on n'est pas tous polyamoureux ! Et quand bien-même on le serait, on l'a dit, on parle d'amour : quelles sont les chances que 3 partenaires soient chacun amoureux de deux personnes qui les aime en retour ? Fumisterie...

Quand on aime quelqu'un, on ne se satisfait pas de le mettre dans une position dans laquelle il n'est pas heureux pour son seul profit. Et l'amitié, c'est beau aussi, c'est de l'amour aussi, ça peut aussi durer toute la vie (en fait, ça a même plus de chances de durer toute la vie). Pourquoi cracher dessus ?

En conclusion, pour moi, les seules relations polyamour qui marchent ce sont des relations sous forme de triade (qui me semblent difficiles à accomplir en terme de probabilités d'amour réciproque, et qui nécessitent une compatibilité des orientation sexuelles, mais théoriquement c'est joli, ça fonctionne), ou des relations qui ne sont pas du polyamour, mais du monoamour libre (ce qui est déjà difficile à accepter, peut déjà être déséquilibré et pose le problème de la sécurité vis à vis des MSTs, etc.).

Notez que je n'ai rien contre le fait d'aimer plusieurs personnes, voire de les aimer d'une façon romantique, voire de consommer cet amour, mais il faut s'assurer que chacun y trouve vraiment son compte. Le consentement, ce n'est pas suffisant. Le consentement c'est un mythe. On consent à tout par amour.


-
* j'entends "personne qui aime" ici

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Alia9
Citation de Skyquiver
Comme dit précédemment dans un autre sujet, le problème réside bien souvent dans le déséquilibre d une telle relation qui risque à terme de ne pas convenir à tous et d en favoriser certain(e)s plus que d autres, voire même un(e) seul(e).
Déjà qu il est difficile de trouver quelqu un de bien qui nous corresponde avec qui vivre une relation de couple épanouie...


Justement cela peut aussi être le moyen d avoir tout ce que l on recherche sans le demander à une seule personne .


En effet, la personne 1 aurait tout ce qu'elle recherche avec les personnes 2 et 3.
Cependant, sur le long terme, peut-être que les personnes 2 et 3 voudront une exclusivité ou plus d'attention de la part de la personne 1. Si c'est le cas, la personne 1 devra faire un choix et se rapprocher d'une relation dite monogame.

Si toutes les personnes sont épanouies dans ce type de relation, pourquoi pas ? C'est ce qui compte le plus.
Je crois que même s'il y a des relations polyamoureuses, cela ne diminue peut-être pas les risques de jalousies ou d'envies d'exclusivité. Dans l'amour, il y a le risque de déplaire, de décevoir, de perdre l'être aimé. Il y a des hauts et des bas.

Le fait de ne pas demander ou du moins de ne pas attendre "tout d'une seule personne" reviendrait à attendre "un peu de chaque personne" pour avoir tout dans la vie ? Pour moins prendre de risques ? Pour toujours tout "gagner" ? =)


Vu comme ça, dans les faits, ça semble simple, on serait au top du top tout le temps :p
Mais dans le fond, sentimentalement, c'est assez particulier.

Pallas
Femme de 23 ans
Dijon
Il ne faut pas oublier aussi que la monogamie est un héritage judéo-chrétien. Et c'est aussi pour ça que le polyamour est aujourd'hui une question délicate.
Dans la littérature du XVIIIe siècle, on trouve pas mal de témoignages au sujet de peuplades, communautés "exotiques" polygames. Et manifestement, ça avait l'air de convenir à tout le monde.
Je ne suis pas moi-même concernée par le sujet mais si les trois proganistes d'un trouple y trouvent leur compte, alors nous n'avons rien à leur dire. Par contre je pense qu'il faut une confiance absolue envers son/sa compagne et ça ce n'est pas donné à tout le monde.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
J'ai souvent entendu tes arguments Pallas. Ils ne sont pas fondés :

Dans les sociétés antiques, le quidam moyen était monogame. La polygamie était l'apanage de l'élite*. D'ailleurs, la disparition de cette polygamie, qui était au bénéfice exclusif des hommes aisés, a été bénéfique à toutes les sociétés dans lesquelles elle a eu lieu**. Donc on ne peut pas pointer du doigt l'influence judéo-chrétienne comme ça.

Ça ne nous dit rien sur la validité du modèle polyamoureux, je pense qu'on est d'accord là dessus, mais l'histoire nous dit que la polygamie, en créant une pénurie de partenaires (entre autres effets), était clairement nuisible à la paix sociale et au dynamisme économique, ce qui a l'air d'être le contraire de ce que tu soutiens par la suite.

Concernant les jugements tels que "ça avait l'air de convenir à tout le monde", ils n'ont pas de valeur scientifique. Il n'y a pas eu d'étude anthropologique sérieuse menée au XVIIIe sur le polyamour dans ces sociétés. Ce qui est rapporté relève de l'anecdote et est jugé avec un regard de l'époque. Les auteurs de cette littérature auraient aussi bien pu écrire que ne pas savoir lire ne semblait pas poser de problèmes à ces populations exotiques. Et ils auraient eu raison, mais ça ne veut pas dire que si nous renoncions à l'écriture aujourd'hui, nous ne perdrions rien au change. Même si elles étaient parfaitement contentées par le polyamour, nous ne sommes pas ces sociétés exotiques, nous n'avons pas les mêmes critères de contentement.

La non-plus, ce n'est pas un argument contre le polyamour, mais ton argumentation semble reposer sur le fait que le polyamour est naturel parce qu'on le retrouverait dans notre histoire, et ce genre d'argumentation me dérange, parce que les sociétés du passé étaient des sociétés au même titre que la nôtre, donc le mode de vie associé n'est pas plus "naturel" : il est tout aussi construit, normé, forcé que le nôtre.

Aujourd'hui nous avons des outils pour distinguer les influences sociales et psychologiques. Certains psychologues disent que l'être humain n'est pas fait pour être monoamoureux. D'autres disent le contraire. On voit passer des études sur l'ocytocine notamment : son rôle sur l'attachement dans le coupe et la fidélité... plein de signaux contradictoires.

On ne peut pas affirmer aujourd'hui, comme ça, que l'être humain est polyamoureux et que la méchante religion nous a imposé le mono-amour. C'est pas si simple. Et dans tous les cas, un individu, ce n'est pas la moyenne d'une population (si non nous aurions tous un nichon, une demi-bite et un testicule). Raisonner à l'échelle de la société quand on parle d'amour, ça me semble un peu maladroit.


Par contre évidemment je suis d'accord au sujet de la confiance, c'est important quelle que soit la relation.

Pour ma part, je pense que je n'accepterais le polyamour que si je connais l'autre amant et que je l'aime bien. Un peux comme ce qui se pratique avec certaines polygamies : si la nouvelle femme n'est pas tolérées par les autres, le mariage ne se fait pas.

-
* (pas trouvé l'article complet) https://www.researchgate.net/publication/232551777_Sex_succession_and_stratification_in_the_first_six_civilizations_How_powerful_men_reproduced_passed_power_on_to_their_sons_and_used_power_to_defend_their_wealth_women_and_children

** (article complet) http://rstb.royalsocietypublishing.org/content/367/1589/657

AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Un exemple très connu de multiparteneriat qui n'est ni antique ni au bénéfice exclusif des hommes :

https://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/moso/

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Ah ! De la nourriture pour les yeux ! Super. Il y a beaucoup de contenu. Je regarderai quand j'aurai plus de temps. Le site a l'air très orienté. J'espère que les informations sont sourcées.

Par contre, tu parles de multiparteneriat : j'aimerais bien qu'on me trouve un exemple de société où on pratique traditionnellement à la fois la polyandrie et la polygamie. À ma connaissance, la polygamie (traditionnelle) est pratiquée dans les sociétés patriarcales uniquement, et la polyandrie (traditionnelle) dans les sociétés matriarcales uniquement. C'est quand même un indice que ce "multipartenariat" n'est pas vraiment choisi et qu'il est l'expression de la domination d'un sexe sur l'autre, que ce soit avec violence ou pas (en général, les société matriarcales sont plus zen). Donc, le rapport avec le polyamour est un peu télescopé pour moi. Au mieux, les autochtones vont pratiquer ce multipartenariat par défaut, parce que c'est la façon dont leur société fonctionne, ou pour les raisons évoquées précédemment pour la polygamie : expression de richesse et de pouvoir.

AlexLeo
Homme de 33 ans
Toulouse
Dommage que tu ne prennes pas la peine de lire avant donner ton avis.

Par contre, tu parles de multiparteneriat : j'aimerais bien qu'on me trouve un exemple de société où on pratique traditionnellement à la fois la polyandrie et la polygamie.


C'est bien pour ça que j'ai parlé de multipartenariat.

Je précise que ce que l'on appelle traditionnellement la polygamie, c'est de la polygynie. Le polyamour mène à la polygamie, où hommes et femmes sont à égalité.

Par ailleurs, le polyamour, il y en a plein d'exemples, ne serait-ce qu'en France, et tu me demandes de te montrer des cas de polygamie véritable.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Hello,
J’ai lu un article sur le polyamour récemment et en effet, la fidélité a été défini par le respect des règles que se sont imposés le couple avec les autres partenaires.
Le polyamour c’est le fait d’etre capable d’aimer plusieurs personnes... et il y a des gens qui pensent vraiment pouvoir s’investir sincèrement dans chacune des relations entretenues...
Je pense que le couple entretient une très grande confiance pour être aussi « libre », il faut aussi très peu de jalousie et de possessivité...
L’article disait aussi que certains utilisaient le polyamour pour la durabilité de leur relation, pour éviter la rupture, car si ça ne va pas avec l’un on se retourne vers l’autre (puisque le polyamour c’est pas tromper)..
C’es vrai que tout le monde n’accepte pas ça, surtout qu’etre le « troisième » dans la relation, peut être frustrant.. peut être que ça peut marcher si le troisième du couple a aussi quelqu’un d’autre dans sa vie mais dans le cas contraire il y aura sans doute des soucis, il pourrait se sentir de trop...

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
AlexLeo, Je ne préjuge pas, je lis : "mouvement matricien [...] projet familial [...] révolutionaire". Il est partisan ce site, c'est indéniable. Ça ne veut pas dire que le contenu est pourri : on peut ne pas être neutre, mais être rigoureux. De toute façon la neutralité, ça n'existe pas, on a toujours une opinion sur quelque chose apriori. Afficher son opinion, c'est un acte de transparence et c'est bien. Ne préjuge pas de mes préjugés s'il te plaît. On peut se donner le bénéfice du toute.

Tu as raison pour la polygynie, il faudrait remplacer "polygamie" par ce terme dans mes propos, car c'est bien ce dont je parlais.

Ça m'intéresse d'avoir un exemple de polygynie et polyandrie traditionnelle dans une même culture. C'est une requête compréhensible puisque mon propos est que la polygamie est traditionnellement une expression de la domination d'un sexe sur l'autre et n'est pas un partenariat choisi, donc pas associable au polyamour qui est pratiqué aujourd'hui en France (se référer à la conversation sur l'influence judéo-chrétienne présumée qu'il me semble tu as commenté) . Trouver un exemple mixte invaliderait cette hypothèse. Quand on fait de la science, on cherche à invalider ses hypothèses, pas à les confirmer. Je ne suis pas de mauvaise composition en demandant ça, au contraire.

Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
La polygamie était très répendue dans les sociétés "premières" jusqu'à ce qu'elles soient christianisées, ou en tout cas influencées par le modèle dominant occidental monogame. En Asie la polygamie a existé jusqu'au XX siècle, certains amériendiens isolés jusqu'a la fin XX, et perdure actuellement dans les pays musulmans.

Il est exact qu'elle est un signe de richesse car le mari a des contraintes d'entretient de ses femmes et multiples enfants. Les souverains entretenaient de multiples femmes et concubines, et même pour certains de jeunes serviteurs mignons.
Mais lorsque la dote est due par la famille de la femme (monde hindou par exemple) et que la femme et enfants peuvent travailler cela peut équibrer le budget voire raporter des sous.

Avant d'aller plus loin il faut rapeller que la polygamie (comme la polyandrie) est toujours régies par des règles sociales strictes notamment en terme d'habitation, de sexualité, et d'équité. Interdisant strictement l'adultère aux femmes polygames notamment.

Le mari est traditionnellement plus libre de faire des infidélités, même si ça risque de faire des histoires matrimoniales pour lui sauf si la (jeune) fille est de classe sociale inférieure voire son esclave.

Jusqu'à une époque récente le polyamour des homos masculins s'apparentait plutot aux infidélités des hétéros monogames ou polygames, pour se libérer d'une envie pressante. Ce n'est que depuis le PACS et mariage pour tous qu'il y a des tentatives d'étiquetage en couple, trouple, polyamour, et plans, pour identifier les envies et projets de chacun sur un profil de site de rencontre. Mais dans le fond les gays restent fidèles à leurs traditions et instables sentimentalo-sexuellement ^^

Toutefois ils se calment souvent en vueillissant, ou en tout cas le souhaireraient, pour différentes raisons pas si différentes que celles des hétéros mais souvent plus tardivement. Parce que pas d'enfants à élever pendant 25 à 30 ans, mais aussi parce dès leur jeunesse ils prennent du retard en terme de maturité affective par rapport aux hétéros. Souvent aussi en terme d'expérience sexuelle, mais qu'ils rattrapent très largement par la suite mdr.

Personnellement je pense que c'est bien de savoir à priori si on veut partager ou pas sexualité, temps disponible, IST, etc, et se fixer des limites, mais je pense aussi qu'il faut faire ce qu'on peut avec la ou les personnes que le hasard nous fait rencontrer. En essayant de ne pas être trop gourmand. Car quand on a un copain extra ce serait sans doute encore mieux d'en avoir un deuxième et un troisième et ausi quelques amants de passage, mais l'expérience montre que c'est la meilleure façon de se retrouver finalement tout seul avec des amants de passage ...qui n'ont rien à faire de nos états d'ame.

Bon sinon je suis contre la polyandrie (matriciens), car en tant qu'homme je trouve ça abusé ah ah ^^

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de AlexLeo
Je tenais à mentionner que les groupes Facebook à propos de la non-monogamie sont multiples et regorgent de personnes prêtent à témoigner. Pour administrer l un d entre eux, je ne peux que te conseiller d y jeter un oeil.


Merci Léo je vais aller faire un tour.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Lampadaire
Je ne pense pas que l histoire du 1 -2 / 1-3 puisse marcher. Au contraire, c est potentiellement très malsain, et je peux même le démontrer mathématiquement ;)

Dans une relation, on donne et on reçoit, or on ne dispose pas d une quantité d amour et d énergie illimités : la personne qui a plusieurs amants* leur donne forcément moins d attention individuellement. Or, l équilibre des relations est un critère du polyamour.

Et là j aimerais soulever une mauvaise foi coupable dans ce genre de relation : ce n est pas parce que le polyamoureux traite ses deux amants de la même façon que la relation est équilibrée.

On peut modéliser les relations entre des personnes avec un graph pondéré orenté comme ci-dessous. C est pas compliqué à lire ou à calculer.



Ici, chaque noeud est une personne et chaque flèche une relation entre deux personnes, plus ou moins entretenue dans un sens et dans l autre. à l intérieur des noeuds j écris le montant d amour dont bénéficie un noeud.

Je suis parti du principe, erroné, que chaque individu est capable de donner autant d amour : 100 points.
Je suis aussi parti du principe erroné que le polyamoureux donne autant d amour à ses deux amants.

On voit très clairement que dans une relation même idéalisée comme celle là, il n y a que le trouple qui permet à chacun de s y retrouver. Dans l autre cas, le polyamoureux vampirise littéralement ses amants, dans le sens où leur relation est moins optimale qu une relation mono-amour avec quelqu un d autre, dans le sens où chaque relation est déséquilibrée (avec une partie qui donne plus que l autre) deux à deux, et dans le sens où le polyamoureux y trouve plus son compte que les autres globalement.

En toute objectivité, cette relation est néfaste à deux personnes sur 3 : c est un mauvais ménage. Par principe.

Maintenant, je veux bien reconnaître les limites de ce schéma : les amants peuvent ne pas être investis autant dans leurs relations et ne pas avoir besoin d autant d attention. Peut-être que, en imaginant des pondérations qui ne sont pas 50/50 ou 100% on peut arriver à équilibrer le schéma, mais j aimerais rappeler qu ici on parle de poly- amour : un amant sous-investi, dans une relation amoureuse, est-ce que c est vraiment un amant amoureux ? Aussi, ne pensez pas qu ajouter des amants va simplifier les choses : au bout du compte il y aura toujours quelqu un de lésé.

Pour finir, j aimerais soulever une autre mauvaise foi du polyamour : on parle d amour là. C est déjà compliqué de trouver une personne qu on aime d une façon romantique. Est-ce qu on aime vraiment ses deux amants quand on se dit polyamoureux et qu on cherche à avoir deux amants pour se sentir complet , pour ne pas tout exiger de quelqu un ? L amour, on peut le chercher, mais il ne dépend pas de notre envie d avoir un amant, il dépend de la personne qu on aime. Aussi, Si je veux parler jeux vidéos, je peux me trouver des potes qui jouent aux jeux vidéos, pas besoin d exiger ça de ma partenaire, et pas besoin de tomber amoureux de la personne avec qui je vais partager cette passion. Il n y a pas que l amour.

Moi je vois ça comme une exploitation des l autre qui, dans mon expérience (que vous imaginez négative, aussi vous m excuserez si je prends parti très franchement ici) est associée à du chantage affectif : les amants sont tenus captifs dans une relation qui n est pas bonne pour eux, par amour, et par la complainte du mais pourquoi, au nom du ciel, n a-t-on pas le droit d aimer deux personnes en ce monde? (avec pleurnicheries et tout ce qu on veut). Et puis il y a cette injustice de dire mais toi aussi tu peux prendre d autres amants . Oui, peut-être, mais on n est pas tous polyamoureux ! Et quand bien-même on le serait, on l a dit, on parle d amour : quelles sont les chances que 3 partenaires soient chacun amoureux de deux personnes qui les aime en retour ? Fumisterie...

Quand on aime quelqu un, on ne se satisfait pas de le mettre dans une position dans laquelle il n est pas heureux pour son seul profit. Et l amitié, c est beau aussi, c est de l amour aussi, ça peut aussi durer toute la vie (en fait, ça a même plus de chances de durer toute la vie). Pourquoi cracher dessus ?

En conclusion, pour moi, les seules relations polyamour qui marchent ce sont des relations sous forme de triade (qui me semblent difficiles à accomplir en terme de probabilités d amour réciproque, et qui nécessitent une compatibilité des orientation sexuelles, mais théoriquement c est joli, ça fonctionne), ou des relations qui ne sont pas du polyamour, mais du monoamour libre (ce qui est déjà difficile à accepter, peut déjà être déséquilibré et pose le problème de la sécurité vis à vis des MSTs, etc.).

Notez que je n ai rien contre le fait d aimer plusieurs personnes, voire de les aimer d une façon romantique, voire de consommer cet amour, mais il faut s assurer que chacun y trouve vraiment son compte. Le consentement, ce n est pas suffisant. Le consentement c est un mythe. On consent à tout par amour.


-
* j entends personne qui aime ici


Lampadaire,
Attention de ne pas mélanger deux notions différentes celle du polyamour et celle des amants multiples.
Quand je parlais de polyamour je parlais d'amour or sexualité . Bien entendu le polyamour peut amener la sexualité mais ce n'est pas une obligation. Et quelqu'un de polyamoureux est bien quelqu'un qui a des sentiments romantiques envers plusieurs personnes à ne pas confondre avec quelqu'un qui aurait besoin de plusieurs partenaires sexuels (chose totalement différente et même parfois opposée).

Enfin, et avant toute relation je pense qu'il est préférable d'établir des codes et de communiquer sur la manière dont on envisage la relation en question et voir si cette manière d'envisager correspond ou non au attentes et au libertés attendues par l'autre.
Donc le polyamour n'est pas plus néfaste que l'amour monogamme ou que le trouple, tout est une question d'envie, de confiance et de communication.

Et la théorie schématique que tu avance n'a pas de sens pour moi, on ne peut calculer l'amour qu'on donne à quelqu'un. Et parfois il y a des personnes qui s'investissent peu dans leur relations sentimentales et cela leur convienent !

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de UnCookie
Hello,
J’ai lu un article sur le polyamour récemment et en effet, la fidélité a été défini par le respect des règles que se sont imposés le couple avec les autres partenaires.
Le polyamour c’est le fait d’etre capable d’aimer plusieurs personnes... et il y a des gens qui pensent vraiment pouvoir s’investir sincèrement dans chacune des relations entretenues...
Je pense que le couple entretient une très grande confiance pour être aussi « libre », il faut aussi très peu de jalousie et de possessivité...
L’article disait aussi que certains utilisaient le polyamour pour la durabilité de leur relation, pour éviter la rupture, car si ça ne va pas avec l’un on se retourne vers l’autre (puisque le polyamour c’est pas tromper)..
C’es vrai que tout le monde n’accepte pas ça, surtout qu’etre le « troisième » dans la relation, peut être frustrant.. peut être que ça peut marcher si le troisième du couple a aussi quelqu’un d’autre dans sa vie mais dans le cas contraire il y aura sans doute des soucis, il pourrait se sentir de trop...


Alors il faut s'avoir que le polyamour peut être à plus que 3 donc normalement une personne polyamoureuse qui n'a qu'un seul partenaire aura communiquer sur le fait qu'elle soit polyamoureuse auparavant avec celle/ ou celui ci.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
C’est justement ce que j’ai dis puisqu’il en va de la viabilité du couple.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Jusqu'à une époque récente le polyamour des homos masculins s'apparentait plutot aux infidélités des hétéros monogames ou polygames, pour se libérer d'une envie pressante. Ce n'est que depuis le PACS et mariage pour tous qu'il y a des tentatives d'étiquetage en couple, trouple, polyamour, et plans, pour identifier les envies et projets de chacun sur un profil de site de rencontre. Mais dans le fond les gays restent fidèles à leurs traditions et instables sentimentalo-sexuellement ^^

Toutefois ils se calment souvent en vueillissant, ou en tout cas le souhaireraient, pour différentes raisons pas si différentes que celles des hétéros mais souvent plus tardivement. Parce que pas d'enfants à élever pendant 25 à 30 ans, mais aussi parce dès leur jeunesse ils prennent du retard en terme de maturité affective par rapport aux hétéros. Souvent aussi en terme d'expérience sexuelle, mais qu'ils rattrapent très largement par la suite mdr.



C'est particulièrement homophobe ces propos ! En quoi le polyamour est homo? En quoi les hommes homo auraient plus "d'envies pressantes " que les hommes hétéros?
En quoi les gays sont sentimentalo- sexuellement instables ?

J'espère que ce post est du 3 ème degrés car sinon c'est bien grave !

Le polyamour n'est pas apparu parce que les gay avaient besoin de trouver un alibi pour leur tromperies !

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Tout à fait d'accord.

Le polyamour est une relation amoureuse vécue avec plusieurs personnes incluant une fidélité avec les personnes concernées. Aucun rapport avec les infidélités.

D'ailleurs, c'est triste de voir que certaines personnes associent encore les infidélités aux homosexuels et/ou aux bisexuels. L'infidélité dépend des personnes, pas de la sexualité.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Citation de Lusya
Tout à fait d accord.

Le polyamour est une relation amoureuse vécue avec plusieurs personnes incluant une fidélité avec les personnes concernées. Aucun rapport avec les infidélités. .


Merci pour ce résumé clair et concis !

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je viens de trouver ça sur le site en fouillant un peu :
https://betolerant.fr/forum/295/le-polyamour-debarque-sur-betolerant
Je pense que ça permettra d'éclaircir un peu les idées de chacun/ne

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Moi je suis d'accord avec l'analyse de lindos concernant l'usage du mot "polyamour". L'utiliser pour qualifier des relations multiples est un phénomène de société récent (raison pour laquelle j'avais des réticences à le rapprocher de la polygamie, qui a une histoire différente), et de fait, c'est intéressant de se demander ce que ce mot remplace. Je ne vois pas de jugement dans ces propos, mais une description. Aussi, ça prend en compte le fait que le terme est déjà réapproprié pour qualifier des choses liées, mais différentes.

C'est comme le mot "démocratie". Demandez à 10 personnes ce que c'est pour eux la démocratie, vous serez troublées par la diversité des réponses. Nous vivons tous en démocratie, tout le monde connait la définition, voir l'étimologie ("demos" le peuple, "cratos" le pouvoir : le pouvoir au peuple), ce n'est pas un problème d'ignorance mais d'interprétation : comment s'exprime la démocratie ? Quel est son but ? C'est là que la réappropriation a lieu.

Aussi "homophobie", ici, c'est impropre. "préjugé" peut-être, ou "jugement" (sait-on), mais je ne vois pas de haine ou de rejet, donc pas d'homophobie.

Alia9, je t'ai induite en erreur avec le mot "amant", tu as dû shunter l'astérisque à la fin du texte. On parle rigoureusement de la même chose, amour platonique inclus.

Il y a une chose avec laquelle je ne suis pas d'accord, c'est l'idée que le partenaire est prévenu qu'il y aura polyamour et que du coup tout va bien. Si on parle de véritable amour, on ne peut pas prévoir que l'on va trouver une deuxième personne (ou plus) un jour. Une personne qui n'est pas polyamoureuse et qui se fait dire qu'elle devra peut-être avoir à partager, elle n'a aucune certitude, et ne pas avoir de certitude, ça crée de l'anxiété. Là aussi c'est déséquilibré : le polyamoureux peut se dire "chouette, il y aura peut-être une personne de plus dans ma vie", l'autre se dira "et si je ne l'aime pas, si ça crée des problèmes, si je dois partir, si si si...". Le partenaire subit le polyamour de l'autre avant même qu'il ne commence. C'est beaucoup plus facile quand on rejoint un groupe existant.

Je n'aime pas entendre des choses comme "tout est une question d'envie, de confiance et de communication." parce que, bien que j'adhère totalement avec le fond et que ça déborde d'éthique et de bons sentiments, ce n'est pas concret, ça ne permet pas dévaluer les bénéfices et les risques du polyamour. En programmation on appellerait ça de l' "évaluation retardée" : on définit un concept, mais on ne le calcule pas tout de suite, on le lève pas le voile, on le fera au moment où on en aura besoin. Si le concept défini est de réaliser une somme infinie, au moment de lancer le calcul on fait juste planter la machine ! C'est quand même mieux de se demander apriori quels sont les ménages possibles et ce qu'on peut anticiper comme problème plutôt que de remettre cette évaluation à plus tard.

La modélisation par graphs a pour elle de donner une méthode pour tester des relations et aller au bout des idées. J'avais prévenu que mes paramètres étaient irréalistes : il y a une infinité de graphs possibles pour une infinité de relations possibles, il faut utiliser les bons paramètres, mais elle part de postulats qui sont vrais (on ne dispose pas d'une énergie illimité à donner aux autres, et notre satisfaction est bien dépendante du niveau d'attention que l'on reçoit soi-même), et elle a une réelle capacité de prédiction, comme le fait qu'un ou plusieurs des amants (ou "amoureux" si tu préfères) peut se sentir en reste et éprouver le besoin, par exemple, d'avoir lui aussi un deuxième amant (ça a été évoqué), s'il est lui-même polyamoureux. Mais dans ce cas, quid du nouvel amant : c'est maintenant lui qui vit une demi-relation, on a déshabillé Pierre pour habiller Paul... Dessiner et supprimer des petits ronds sur une feuille, ça a beau ne pas aller très loin, au moins c'est une tentative de se représenter des choses complexes et de raisonner par rapport à elles. Si tu as une autre méthode, j'écoute. Je comprends que mettre des chiffres sur des sentiments ne soit pas sexy pour tout le monde, mais moi ça ne me choque pas. Des théories mathématiques comme la théorie des jeux sont très efficaces pour prédire les comportements des êtres humains. J'ai fait la paix avec cette idée.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Oui pour l'astérix j'ai vu après, donc nous parlons bien de la même chose, le terme "amant" n'était certainement pas le meilleur pour définir la personne ayant une relation polyamoureuse .

Pour moi il y a homophobie à partir du moment ou il y a "cliché" , "préjugé" et là, il y a un gros cliché sur le fait que les homosexuels se sont mis en relation polyamoureuse pour légitimé leur infidélité ... en plus l'infidélité est un terme associé le plus souvent à quelque chose de négatif ... donc cela renforce le côté homophobe des paroles selon moi.

Je pense que il peut y avoir honnêteté tout le long de la relation, si la personne devient polyamoureuse elle peut donc prévenir la personne avec qui elle est en relation à ce moment là (d'ailleurs c'est la moindre des choses !)

Pour moi, tu résonne trop de manière scientifique et du coup passe à coté de plein d'autres facteurs qui ne sont eux pas du tout scientifiques selon moi.

Le problème ce n'est pas le graph mais l'envie de faire des graph, l'amour n'est pas une science, les sentiments non plus. Pour moi, on ne peux matérialisé scientifiquement l'amour et les relations amoureuses, c'est trop fluctuant, ou peut être il faudrait à ce moment faire des sortes d'échelles pouvant fluctuer selon les périodes, mais ça me semble concrètement difficile à mettre en forme.

Je ne vois pas en quoi le fait de dire que tout est une question d'envie de communication et d'honnêteté ne peut pas être un principe concret pour fonder ses relations .
Dans le concret, c'est tout simplement, savoir ce que l'on veut, en parler avec la personne avec qui tu veux une relation, savoir si cette personne a les mêmes envies ou des envies compatibles, savoir si la personne a envie d'une relation avec toi et tes envies. Enfin savoir que les envies de chacun peuvent évoluer et du coup penser à dire toutes ses évolutions à son partenaire ou ses partenaires. Ne pas avoir peur de ce qu'on ressent et ne pas avoir peur de le dire.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Après recherche, voici ce qu'en dit wikipédia : "L'homophobie désigne les manifestations de mépris, rejet, et haine envers des personnes, des pratiques ou des représentations homosexuelles ou supposées l'être. L'homophobie englobe donc les préjugés et les discriminations, et cela peut se manifester par de la peur, de la haine, de l', du harcèlement, de la violence ou encore de la désapprobation intellectuelle intolérante envers l'ensemble de la communauté LGBT "

Ibriza
Femme de 37 ans
Bruxelles
Salut tous, j'ai suivi un documentaire sur arte ou la 5 un jour, sur une tribu en Amazonie, qui n'a pas encore fréquenté le monde "moderne". Leurs femmes se marie avec deux frères d'une autre tribu, ainsi les enfants que la maman met au monde sont les enfants des deux frères et ça leurs garantie des meilleurs chances de survie au cas ou un des papa perd la vie.

Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Alia9,
"C'est particulièrement homophobe ces propos ! En quoi le polyamour est homo? En quoi les hommes homo auraient plus "d'envies pressantes " que les hommes hétéros?
En quoi les gays sont sentimentalo- sexuellement instables ?
J'espère que ce post est du 3 ème degrés car sinon c'est bien grave !
Le polyamour n'est pas apparu parce que les gay avaient besoin de trouver un alibi pour leur tromperies ! "

Deuxième degré et demi ^^

Le polyamour n'est pas homo, mais les gays sont des Don Juan sans le savoir, ce qui les oblige à soigner leur apparence physique et pouvoir de séductions jusqu'à leur dernier souffle.

Je parle des gays masculins que je connais car je suis gays masculin moi-même, pour les filles je ne sais pas.
Ils sont adorables puisque je le adore, mais particulièrement instables. Leurs relations ont du mal à durer, les plus courtes étant des plans, réputés sans sentiments pour que coucher ne soit pas (trop) tromper sentimentalement. Je ne vois pas pourquoi la réalité serait homophobe, ce multi-partenariat se retrouve directement dans les statistiques des maladies sexuellement transmissibles pour lesquelles ils battent de records. Je ne dis pas qu'ils se sont pas capables d'attachement, au contraire beaucoup souffrent des ruptures à répétition, mais les couples mono ou pas nécessitent pour durer des règles de vie pour lesquelles les gays ne sont pas prêts. Personnellement j'analyse cela comme une immaturité effective car l'attachement s'apprend, et ils mettent souvent longtemps pour l'apprendre. Il n'est pas rare qu'un gay se stabilise après des dizaines voire des centaines de partenaires, et quelques vieux souvenirs incrustés dans les cellules.

Cette liberté des gays ne déplait pas tant que cela aux hétéros qui orientent leurs modes de vie vers celui des gays. sauf que pour eux c'est plus compliqué pour gérer les liens de parentés et surtout plus cher pour payer les pensions alimentaires.

Bref on a pas inventé les mots poly et multi pour eux bien sur, mais à l'époque actuelle on veut tout étiqueter alors il faut étiqueter l'inétiquetable, un vénérable mode de vie.

Bon personnellement je n'aime pas ou plus toutes ces complications, et suis bien content de cocooner en couple stable avec autant d'avantages que d'inconvénients bien entendu, mais surtout beaucoup de tendresse (équivalent du formole ou de la naphtaline mdr).



Pour en revenir à des modes de solidarités familiales au moins aussi exotiques que celui des gays masculins, on a évoqué la polyandrie. Dont je me suis un peu moqué car je trouve qu'elle présente trop de contraintes pour les hommes mdr.

Les indiens d'Amazonie étaient intéressants car ils avaient continué à vivre en petits clans dans des villages dispersés dans la foret. En général ils éloignaient leurs villages d'au moins un jour de marche pour éviter les tensions avec les villages voisins et délimiter leur territoire de chasse, pèche, et culture sur abattis. Ce mode de vie était probablement l'héritage de traditions remontant à des milliers d'années, pouvant avoir été influencées par des civilisations précolombiennes aujourd'hui disparues.

Les indiens vivant à la frontière en le nord du Brésil et le sud du Venezuela étaient restés inaccessibles jusqu'à la seconde moitié du XX siècle. Les premier contacts avec les évangélistes les ont largement décimés parce qu'ils étaient inadaptés à nos virus. De toutes les manières quand ce ne sont pas les curés ce sont les propagandistes pour les élections électorales, les chercheurs d'or et pétrole ou de bois précieux, ou encore les touristes si leur territoire n'est pas protégé par un parc national, bref ils sont inadaptés à notre monde contemporain sauf s'ils achètent des biens de consommation (et comme ils vivaient nus avec des arc et des flèches et buvaient leur propres boissons fermentées, on peut espérer leur vendre de tout).

Bref ils pouvaient être polygames, polyandre (mais pas de type lévirat comme en Orient et Extreme Orient où une femme était mariés à toute une fratrie), ou les deux à la fois ce qui ressemble bougrement à du poly-concubinage. Il a même existé dans des temps plus ancien des maisons communes où la seule certitude était les mères des enfants fixant ainsi l'appartenance au clan. Et des croyances que la naissance d'un enfant nécessitait l'apport du sperme de plusieurs hommes (ce qui vu de l'extérieur n'est pas complétement faux si madame rencontre tous les jours des maris différents). Ces derniers temps les reportages se sont beaucoup intéressés aux Zoés qui s'habillent uniquement d'un labret végétal, et sont de charmante compagnie. Mais personnellement je ne m'y fierais pas trop, lorsque les relations conjugales sont simples les humains ont l'art de complexifier leurs traditions.

Autre continent, autre lieu où l'exotisme est quotidien jusqu'à nos jours, les mariages dans les cultures où les hommes ne peuvent pas rencontrer les femmes en public, ce qui complexifie inévitablement les mariages préalables à la fabrication des bébés en privé. Qui en plus sont polygames. Je poste cette vidéo de festivités masculine de mariage, qui n'est pas en Arabie Saoudite mais au Quatar mais commun à toute la région. En parallèle se déroule les festivités féminines pour lesquelles on ne peut pas disposer d'image publiques évidemment. Vous remarquerez comme ils sont beaux, et la survivance du baiser de nez qui est une tradition remontant probablement à la nuit des temps, version light du baiser olfactif encore largement pratiquée dans la nature. Cela donne des idées pour les mariages 100% gays ^^


https://www.youtube.com/watch?v=yYqYyfrXDto


Citation de Ibriza
Salut tous, j ai suivi un documentaire sur arte ou la 5 un jour, sur une tribu en Amazonie, qui n a pas encore fréquenté le monde moderne . Leurs femmes se marie avec deux frères d une autre tribu, ainsi les enfants que la maman met au monde sont les enfants des deux frères et ça leurs garantie des meilleurs chances de survie au cas ou un des papa perd la vie.


Ah bah nos post se sont croisés ^^

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Tout ce que tu dis sur les relations homo n'est qu'un tas de préjugés et d'amalgames sans nom... Je crois que je suis trop éberluée pour répondre...

En tout cas, merci pour les autres références , cela ne m'intéresse pas particulièrement mais au moins il y a quelques documentations.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
C'est une définition tout à fait valide
http://www.cnrtl.fr/lexicographie/amant

Personnellement j'aime beaucoup ce mot. Il mérite d'être réemployé autrement que pour parler d'adultère ou de cul. Mais, oui, ça mérite d'être explicité parce qu'il est fortement polysémique et que le sens que je lui donne ne se retrouve plus guère qu'en poésie.

Il n'y a pas de sujets scientifiques. La science c'est une méthode, pas un sujet. Préférer les glaces à la vanille aux glaces à la pistache, c'est pas scientifique mais on peut l'écrire "Vanille > Pistache". C'est juste une façon de le formaliser et on n'a pas nié le fait que c'était une expérience sensuelle en faisant ça. On a juste écrit la préférence avec des signes, de la même façon que j'ai écrit la différence d'attention entre amants dans une relation à plusieurs.

Mais là je m'égare. Le fond de ma pensée c'est que, fondamentalement, dans certaines configurations de polyamour, il y a une personne qui en tire plus avantage que les autres, et on peut ajouter le respect qu'on veut par dessus, le consentement qu'on veut, la communication qu'on veut, ça ne change rien au fait que la relation n'est pas équitable. Si elle est suffisante, tant mieux, mais on ne peut pas nier ce maque d'équité car le déni se mettra en travers de la communication : on ne peut pas parler de quelque chose qui n'existe pas. Le déni est une injustice, et si la relation est douloureuse, ça peut arriver, le déni est aussi un manque de reconnaissance de cette souffrance : "tu as le choix, on en a parlé, tu peux aussi prendre d'autres amants, etc.".

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Oui si il y a un malaise pour moi la relation ne peux pas perduré. Et dans les relations polyamoureuses ont ne demande pas l'égalité mais plus une forme d'équité. On ne demande pas de partagé sont temps mais de donner le temps nécessaire pour s'investir et ne pas délaisser la personne et ça et bien ça dépend de chacun.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Lindos, tu as trouvé un client pour tes autres références. Je mets ça de côté aussi.

Alia9, au bout d'un moment, s'il se qualifie lui-même d'homme homo on ne peut pas parler de préjugé. J'ai beaucoup entendu ce doit Lindos parle, notamment des hommes qui ont découvert la sexualité tard parce qu'avant ils ne trouvaient pas ou n'osaient pas trouver de partenaire, et du coup se retrouvaient à faire ce que font les adolescents à un âge "avancé". Les adolescents ce sont des petits cons qui se comportent généralement mal parce qu'ils ne savent pas, et c'est normal. C'est en forgeant qu'on devient forgeron.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Et bien si, les hommes homos peuvent avoir des préjugés envers d'autres hommes homo !
Et ce qu'a dit Lindos est applicable aux femmes aussi et aux femmes hétéro et homo enfin c'est pas en fonction du genre et de l'orientation sexuelle , c'est en fonction de la personne!

Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Lampadaire,
"Préférer les glaces à la vanille aux glaces à la pistache, c'est pas scientifique mais on peut l'écrire "Vanille > Pistache". "

Préférer la vanille à la pistache est une question de gout (même si je ne me souviens pas avoir rencontré des gouts de pistache, ou alors juste une pointe de pistache), par contre l'inégalité ">" est assez commune dans les fantasmes de la taille de la glace. Je crois même que dès la plus petite enfance on cédera devant une glace à la vanille plus grosse que celle à la pistache.

Alia9,
"Et bien si, les hommes homos peuvent avoir des préjugés envers d'autres hommes homo !
Et ce qu'a dit Lindos est applicable aux femmes aussi et aux femmes hétéro et homo enfin c'est pas en fonction du genre et de l'orientation sexuelle , c'est en fonction de la personne! "

Si tu veux me faire dire que chacun a sa personnalité, certainement.
Mais chez les gays masculins les rêves de prince charmant qu'ils ont bien souvent lorsqu'ils sont encore très jeunes s'effrite sous l'effet des rencontres ou tentatives de rencontre décevantes. Suffit de lire les demandes d'aide sur les forums. Après quelques temps les gens s'adaptent et font comme tout le monde, même s'ils le regrettent.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
C'est pas faux.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Je suis plutôt d'accord sur ce que dit Lindos dans la fidélité dans les relations entre gays (c'est peut-être plus prononcé pour les gays masculins).
Tout à l'heure je lisais des commentaires sur un sujet du forum gay qui s'appelle "La fidélité dans un couple gay: une utopie?"
Il n'y a pas eu beaucoup de réactions pour l'instant mais il semblerait que les hommes confirment cette utopie.

Je suppose que l'homme gay masculin, a une sorte de collection de conquêtes qui l'encourage à développer son sex appeal, sa confiance en lui, ça l'inciterait à souvent vouloir plaire.
L'homme de manière générale a souvent besoin d'exprimer sa virilité voire sa masculinité ainsi.
Je dit ça en pensant aussi à un ancien pote hétéro qui n'avait de cesse de banaliser ses ébats avec d'autres femmes tout en étant en couple (dans ce cas on parle d'infidélité car sa copine ne le sait pas et il se présente à elle comme un homme fidèle et monogame).
L'infidélité n'est pas uniquement liée à l'orientation sexuelle, c'est plus liée à certaines personnalités.

On peut également retrouver ce type de schéma chez les lesbiennes masculines parfois.
J'ai une de mes proches qui m'a clairement dit qu'elle était très bien en couple avec sa copine mais qu'elle savait qu'elle allait se faire tromper car "c'est comme ça", elle est avec une fille qui a du succès.
Elle a également vécu des relations où, elle s'est souvent retrouvée trompée par le même type de filles. Tellement qu'au final "c'est comme ça". Ce n'est pas ce qu'elle souhaite mais c'est ce qu'elle vit.
On pourrait croire qu'il s'agit d'un cliché mais le vécu des personnes, les schémas que l'on observe, d'autres facteurs, peuvent aller en ce sens.
Quand une personne fait ce type d'affirmations, c'est majoritairement lié à son vécu.
Cela ne veut pas dire que toutes les femmes masculines trompent et que tous les hommes masculins le font mais c'est une réalité vécue par des personnes.

(Je vais essayer d'abréger :p)
Dans le fond, quelque soit la personne, l'infidélité est basée sur la malhonnêteté.
J'ai jamais vraiment compris pourquoi certaines personnes passaient leur temps à donner des illusions à d'autres personnes quand elles sont d'une relation de couple monogame et qu'elles se disent fidèles.
Elles font subir des choses inutiles et au final on se retrouve avec des personnes pessimistes qui croient que certains comportements sont logiques et systématiques parce que "c'est la vie, c'est comme ça".

Le polyamour se rapproche d'une relation moins complexe car tout se saurait dès le départ par chaque partenaire.
Si les personnes acceptent et s'attachent, l'évolution de la relation est entre leurs mains : elles peuvent rester ou partir mais elles savent dans quoi elles s'engagent. C'est pour ça que c'est différent de l'infidélité mais c'est également pour ça que les plus réticents pensent que c'est la rendre "légitime". Il y a une légère ambiguïté parce que le polyamour semble moins "relou", agréable à vivre. Le top du top pour vivre heureux et amoureux (on aurait dit un slogan dsl :p)
Par contre, comme on parle de sentiments, cela n'épargne en aucun cas une éventuelle souffrance d'un partenaire. Notre petit coeur d'être humain n'a pas de "bouclier permanent" c'est bien pour ça qu'il est difficile d'imaginer une sorte de sérénité sentimentale à plusieurs sur du long terme sachant qu'avec une personne c'est déjà limite une mission.

D'ailleurs, même si dans certaines cultures la polygynie est pratiquée, rien n'assure que les femmes d'un même homme sont vraiment heureuses et épanouies avec lui. Elles se marient à cet homme car "c'est comme ça".
Les éventuelles jalousies entre les femmes et celles de leurs enfants sont peu visibles mais peuvent détruire des familles en silence.

Dans tous les cas polyamoureux ou pas, j'espère que l'amour nous aidera à nous épanouir plutôt que l'inverse.
A force d'avoir des étiquettes, on en vient à encore plus rationaliser l'amour, on est parti pour des des années de catégories et de sous-catégories

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Sacré débat ! Pour une question vraiment intéressante je trouve. Mon avis sera moins scientifique ou historique. Juste une anecdote personnelle : Il y a deux ans, je vivais seul mais étais en couple avec un homme gay de 48 ans, et en parallèle avec une fille hetero de 21 ans. Envers les deux, j'éprouvais des sentiments véritables. Et j'aimais cette double-relation car, elle m'apportait un équilibre total. Étant bi-sexuel, j'arrivais à contenter mes 2 attirances sur une même période. Je trouvais en cette fille une tendresse/une innocence/une légèreté/une pétillance qui m'apaisait vraiment. Sexuellement nous étions de plus, en harmonie. En parallèle, avec cet homme très amoureux de moi, en lui, un côté protecteur, rassurant, une certaine maturité/sagesse qui m'aidait intellectuellement à me sentir bien. Pour moi, c'était très appréciable même si...très égoïste aussi ! Mais comment conjuguer les 2 ? Profils bien trop différents... alors je jonglais entre l'un et à l'autre. Mais à terme, l'emploi du temps devenait bien trop compliqué à gérer...Et cela oblige a mentir...faire des choix difficiles...et finalement, se compliquer l'existence (même si...). Concernant le polyamour, je pense que cela reste compliqué ! Il aurait presque été préférable que je ne m'attache pas sentimentalement, pour que cela dure. Mais au bout d'un moment...on a tous envie d'avancer un peu plus dans la relation plutôt que de rester en surface !

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Cyrval, ça me rassure que tu soulèves la question de l'incompatibilité entre l'investissement personnel et les relations multiples. C'est évident que le polyamour pose des problèmes disons "logistiques". Après, certains sont des puits d'amour et ont la chance d'avoir un emploi du temps léger et souple, mais on n'est pas tous Jésus et on n'est pas tous rentier.

-

Je suis tellement d'accord avec tes "c'est comme ça", Lusya.

J'ai lu ailleurs Lindos dire que, souvent, une personne dominante imposait le polyamour sur les autres partenaires et je trouve ça très raccord avec mon vécu.

Dans le polyamour il y a souvent une illusion de choix : il n'est pas vrai de dire que l'autre a le choix de quitter la relation, surtout quand on passe du monoamour au polyamour : il s'est pleinement investi dans la relation, ça lui tombe sur le coin de la gueule et on lui dit qu'il peut choisir de partir et renoncer à son amour et être seul, ou rester et être seulement à moitié malheureux. Tu parles d'un choix ! Et pour évacuer la question de la tromperie tout de suite : le dilemme est le même, que l'on soit au courant avant ou après que le partenaire ait trouvé quelqu'un d'autre. C'est sûr que c'est plus sport avant, mais ça reste un énorme sacrifice à exiger de l'autre.

J'entends souvent aussi parler de jalousie : ce n'est pas bien d'être jalou. Quand on est jalou on est possessif, on sur-réagit. S'il est vrai que certaines personnes ont un naturel peu confiant et que leur jalousie vient d'elles-mêmes, dans le cas du polyamour la jalousie n'est pas illégitime : c'est normal de ressentir potentiellement de la jalousie lorsqu'on partage quelque chose. On peut dire qu'une interprétation du partage éthique, c'est une partage qui essaie de diminuer la jalousie (une autre interprétation étant qui faudrait donner la même chose à tout le monde, ce qui est discutable - c'est le débat entre la TVA et l'impôt sur le revenu par exemple).

Deux vidéos intéressantes (je crois que ce sont celles-là) sur le partage sans jalousie

https://www.youtube.com/watch?v=rgzWqAyZW7o

https://www.youtube.com/watch?v=kefptSDi0Es

Pour conclure cet aparté sur la jalousie : la jalousie, quand elle n'est pas un trait de caractère, c'est le résultat d'un système de partage qui encourage la jalousie. Lorsqu'une personne est jalouse, au lieu de la montrer du doigt et de la faire culpabiliser, on peut se demander si le système dans lequel se trouve cette personne favorise la jalousie. Il est injuste de mettre une personne dans une position où elle ne peut que ressentir de la jalousie si c'est pour le lui reprocher en suite.

C'est aussi pour ça que je n'aime pas les discours comme quoi on peut discuter de tout dans le respect, blablabla : dans une discussion, on peut faire des inférences fausses, avoir des préjugés, on peut être d'une "mauvaise foi" systémique (ce dont je parlais au sujet de la jalousie que l'on provoque et que l'on reproche), on peut être dans le déni d'une situation, etc. Une conversation, même la plus ouverte, éthique et tout ce qu'on veut, ça peut être biaisé parce que les parties qui discutent sont biaisés ! Pour éviter les injustices, c'est bien d'avoir un médiateur qualifié qui n'est pas impliqué dans la relation (ou de jeter sur le sujet un oeil froid et "scientifique", même si ça déplaît à certains sur le principe)

Lindos
Homme de 36 ans
Lyon

41 remerciements
Lampadaire,
"certains sont des puits d'amour et ont la chance d'avoir un emploi du temps léger et souple, mais on n'est pas tous Jésus et on n'est pas tous rentier."

Jesus faisait beaucoup de promesses d'amour mais n'avait pas la réputation de concrétiser ;-)
Reste que je suis d'accord avec toi, et comme tu les signales je l'ai déjà écrit, dès qu'il est question de sexualité l'amour est plus difficile à partager. Et ce n'est pas simple pour les bisexuels vrais (je veux dire pas les plus jeunes qui se cherchent).

Concernant la jalousie c'est surtout quand elle est soupçonneuse et excessive qu'on la considère comme pathologique, les gens se font du mal pour rien. Au-delà je suis assez d'accord avec toi, dans une société où l'équité (affective, temporelle, et financière comme tu le soulignes) est organisée autour du couple, quand on tente autre chose on se retrouve vite dans des situation ressenties comme inéquitables.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Merci Cyrval pour ce retour d'expériences.
En effet, toujours le problème de savoir partager son temps équitablement (et non égalitairement car cela dépends des besoin de chaque relation).
Et puis la jalousie est humaine donc c'est normal de ressentir ça ensuite c'est bien de savoir pourquoi et d'où ça vient pour comprendre et passer outre si on le souhaite.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Merci Cyrval d'avoir témoigné et d'avoir avoué la part d'égoïsme dans cette expérience.
On en revient à ce qui a été plus ou moins dit au long des différents commentaires : aucune équité avec les différents partenaires n'est possible sur le long terme. Dans ton cas il s'agissait d'une fille et d'un homme, j'ose à peine imaginer ce que ça donne avec plus de 2 partenaires.
On aurait presque besoin d'un agenda spécial sentiments :p Nous qui n'arrêtons pas de dire que l'amour ne se planifie pas, qu'il se vit et se développe au fil du temps...le comble ^^
essayons d'imaginer : "Salut chéri ^^ j'étais avec Paul hier, on se voit demain ? ah tu peux pas ? mais je dois voir Lucie aussi...."
"Salut Lucie, je vais voir Sarah, ça fait 2 semaines que je l'ai pas vue. Je suis dsl j'annule notre rdv mais on s'est déjà vu la semaine dernière. Tu restes quand même ma ptite beauté... ^^"
"Paul, j'ai réussi à trouver un super créneau pour toi et moi. Ah zute tu vois Eric ?!...J'ai l'impression que tu me délaisses parfois. C'est bien si tu vois Paul mais ne m'oublies pas, je tiens vraiment à toi..."


Cela serait cool d'en parler avec un polyamoureux car je ne peux que donner un exemple qui semble assez casse-tête sur le coup (biaisée par ma non expérience dans ce type de relation).

Lampadaire,
"Pour conclure cet aparté sur la jalousie : la jalousie, quand elle n'est pas un trait de caractère, c'est le résultat d'un système de partage qui encourage la jalousie. Lorsqu'une personne est jalouse, au lieu de la montrer du doigt et de la faire culpabiliser, on peut se demander si le système dans lequel se trouve cette personne favorise la jalousie. Il est injuste de mettre une personne dans une position où elle ne peut que ressentir de la jalousie si c'est pour le lui reprocher en suite.

C'est aussi pour ça que je n'aime pas les discours comme quoi on peut discuter de tout dans le respect, blablabla : dans une discussion, on peut faire des inférences fausses, avoir des préjugés, on peut être d'une "mauvaise foi" systémique (ce dont je parlais au sujet de la jalousie que l'on provoque et que l'on reproche),"

Je suis totalement d'accord avec toi.
Mon ancien pote hétéro, se présente assez souvent comme le prince charmant monogame et fidèle.
Si il sort avec une fille et qu'elle montre des signes de jalousie, ça l'énerve pourtant son côté séducteur compulsif provoque cette situation.
Je lui en avais parlé à l'époque mais il semblait un peu "limité" sur le sujet, pas limité mais dans une situation bien trop confortable pour voir les choses différemment. Quand une personne a plusieurs conquêtes en même temps et qu'elle est satisfaite par chacune, "le monde lui appartient".
C'est étrange de le résumer comme ça mais les personnes très séductrices sont dans une sorte de sphère où tout se passe toujours à leur avantage.

Elles mettent des personnes dans des positions où l'affection développée envers elles peut devenir une dépendance.
Quand c'est le cas, des personnes se retrouvent à aimer leur partenaire tout en subissant une sorte de tristesse "adoucie" par l'amour, elles se voilent la face et vivent dans le déni.
La jalousie et la méfiance les rongent mais l'amour leur fait tenir le coup, cela peut durer des années.
"Quand on aime, on ne compte pas"

Du coup, la question du choix de rester ou pas dans ce type de relation est assez contraignante.
Vu de l'extérieur, ça semble plus subi que choisi par certaines personnes.

Ancien membre
Utilisateur désinscrit
Pourquoi on ne peut pas mettre des +1 sur les commentaires des gens, c'est frustrant ;)


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